état des lieux
Sommaire
Introduction Le secteur tertiaire est un secteur économique important mais aussi très hétérogène. C'est pourquoi on a créé des sous-groupes d'activités à l'intérieur de celui-ci. Une première distinction est faite entre le tertiaire marchand et le tertiaire non marchand. Ce dernier regroupe les services qui sont fournis sans rétribution. Leur valeur est estimée par leurs coûts, c'est-à-dire par les salaires, les coûts de fonctionnement des administrations : éducation, santé, défense. Quant au tertiaire marchand il est scindé à son tour en deux catégories : les services marchands et les autres activités tertiaires.
découpage du secteur tertiaire
1. Le poids du secteur tertiaire dans l'économie française
Quelques chiffres clés du secteur tertiaire (1)
1997
Part dans la population active |
70 % |
Part dans la consommation des ménages |
36,8 % |
Part dans le nombre d'entreprises |
73 % |
Part dans le chiffre d'affaires |
69,4 % |
Part dans la création d'entreprises |
78,3 % |
Part de la Valeur Ajoutée |
70,9 % |
2. l'évolution du secteur tertiaire
Depuis 1945 le secteur tertiaire n'a donc pas cessé de prendre de l'importance dans l'économie française. Les services non marchands correspondent aux différentes formes de l'intervention de l'Etat et des collectivités locales. Après la seconde guerre mondiale ceux-ci se sont fortement développés. Ce mouvement traduit une socialisation des dépenses. C'est-à-dire que certains besoins considérés comme collectifs sont pris en charge par la collectivité. Ceux-ci concernent bien sûr les fonctions régaliennes de l'Etat (Police, Défense Nationale) mais aussi l'Education puis après 1945 les dépenses de santé avec la création de la Sécurité Sociale. Ainsi entre 1970 la part des services non marchands dans la population active est passée de 18,6 % à 28,6%.
Les services étaient caractérisés par des gains de productivités faibles (entre 1952 et 1972 ceux-ci sont de 2.7% par an contre 5 % dans les autres secteurs) donc un besoin en main-d'uvre important. "Etaient" car ce secteur est trop hétérogène et certaines activités ont connus des gains de productivité énormes (télécommunications, secrétariat...). On doit donc employer beaucoup de main-d'uvre : entre 1962 et 1975 les services sont à l'origine de 75% des créations d'emplois (2.8 millions sur 3.7). De plus la demande est soutenue et ce malgré une hausse relative des prix importante. Dans les années 80 un ralentissement de la productivité conjuguée avec une demande forte entraînera une forte hausse des prix.
Toutefois cette explosion des services ne concerne pas les domaines auxquels on pense de prime abord. En effet ce sont surtout les services aux entreprises qui ont profité d'un changement de l'organisation du système productif. Notamment par l'externalisation des activités : une entreprise afin d'être plus productive décide d'abandonner certaines tâches pour les confier à d'autres : nettoyage, maintenance informatique etc. Les services aux particuliers ont, quant à eux, régressé (13 % à 12 % entre 1960 et 1996).
3. les services aux particuliers
Les services aux particuliers sont donc les parents pauvres de cette croissance. Les services de proximité font partis des services rendus aux ménages, pour la plupart ils concernent les tâches de la vie quotidienne : aide domestique, aide à la dépendance, jardinage, garde des enfants. Ils représentent 700 00 emplois à temps plein (définition INSEE). Toutefois la plupart des ces emplois sont pratiqués de façon informelle, aide de la famille, et ils subsistent des besoins non satisfaits.
(1) Insee - La France en bref 1998
- conclusion -