La
fumée fut lente à se dissiper. L'absence
de vent a longtemps caché le gris sinistre des terres brûlées. Toutefois,
je savais que le vert, un jour, reprendrait ses droits. Il a fallu de la pluie,
de la patience,
avant que finalement, un garde m'avertisse :
Nous
avons une nouvelle forêt,
Monsieur.
La
fumée fut lente à se dissiper. L'absence
de vent a longtemps caché le gris sinistre des terres brûlées. Toutefois,
je savais que le vert, un jour, reprendrait ses droits. Il
a fallu de la pluie, de la patience,
avant que finalement, un garde m'avertisse :
Nous
avons une nouvelle forêt,
Monsieur.
Là, un frémissement, un murmure, quelque chose me dit que le bois n'est pas fait pour durer. Sous la lune froide, je reste sourd, attentif aux seules couleurs du feuillage qui me protège un peu de la pluie fine. Qu'il pleuve ! Je veux la boue, des torrents de sève, des kilomètres de racines. Mon printemps se doit d'être insolent. Je ne suis pas d'humeur à craindre l'orage, même si, secrètement, je sais qu'il se prépare et que l'écorce que je caresse, ce fruit des cendres, ne saurait durer plus longtemps que moi. Déjà dans mon corps il n'est plus question d'adrénaline. Ma peau transpire de l'hydrogène. Ne manque que la foudre qui frappera au beau milieu de cette amazonie très inflammable. Je te réserve mon premier sourire et ma dernière larme de kérosène. Surefire. Tu vois bien que je t'attends.
La
fumée fut lente à se dissiper. L'absence
de vent a longtemps caché le gris sinistre des terres brûlées. Toutefois,
je savais que le vert, un jour, reprendrait ses droits. Il a fallu de la pluie,
de la patience,
avant que finalement, un garde m'avertisse :
Nous
avons une nouvelle forêt,
Monsieur.