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@ime-moi Pourvu que tu m'aimes. Entre nous et la lune passent des nuages chargés d'électricité. Laisse la fenêtre ouverte et choisis qui niquera la gueule de l'autre en premier, pendant que je te langue le cul. Hésite aussi longtemps que tu voudras. On va se donner dans tous les sens, verticalement pour commencer. Amour, lâche-toi. Pourvu que tu m'aimes encore. Un peu de ton foutre sèche sur mon avant-bras. Enfin, je crois que c'est le tien, ou peut-être un mélange des deux. Ta main qui caresse mes couilles se fait plus lente, tandis que mes doigts courent toujours sur ta nuque, légers, de haut en bas. Ta respiration se fait plus profonde, tu t'endors avant moi et c'est parfait comme ça. Je veux voir comment tu bouges, quand tu rêves, et te revoir demain. Si des monstres t'attaquent, siffle-moi: j'ai un canon laser, des couteaux, des machettes et deux bombes de dix kilotonnes, si besoin. Amour, à tout à l'heure. Pourvu que tu m'aimes encore longtemps. Si ton visage est lisible et marqué par endroits, ton esprit l'est beaucoup moins. C'est notre intervalle, normal, peut-être idéal. Avec le temps, tu deviens l'homme que tu voulais être, plus différent de moi encore que je ne pouvais l'imaginer. Le regard que tu poses sur moi, en revanche, n'a pas trop changé. J'y vois toujours cette étincelle de désir ou de pardon, c'est selon. Tu me surprends à chaque seconde, rien qu'en étant vivant. Ce soir, permets que je m'endorme en premier. On ne sait jamais. Si des monstres m'attaquaient, tu sais où sont le canon laser, les couteaux, les machettes et les charges nucléaires. Amour, je serais vieux sans toi. |